• Pierre et le loup

    Pierre et le loup

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    Il était une fois, dans un pays appelé Russie, un petit garçon qui répondait au nom de Pierre. Il habitait chez son Grand-Papa dans une jolie maison de bois. Un jour le petit Pierre eut envie de prendre l'air. Il sortit du jardin de son grand-père, laissant le portail grand ouvert. Non loin de là, poussait un grand arbre. Pierre y retrouva son ami le petit oiseau. Comme la clôture était ouverte, le canard en profita pour sortir lui aussi et aller faire un plongeon dans la mare. Le petit oiseau vint se poser sur la rive et commença à se moquer de lui : "Toujours je te vois nager, Canard, lui dit-il, ou bien encore marcher.

    Mais quel genre d'oiseau es-tu si tu ne peux nager ?", lui répondit le canard. Et ils continuèrent à se chamailler, chacun voulant avoir le dernier mot.

    Non loin de là, se promenait le chat. Tout doucement, silencieusement, il se glissait entre les hautes herbes. "Oh ! Quel beau ramage ! Quels jolis gazouillements ! se dit-il en entendant le petit oiseau. Voilà qui fera, à mon avis, un délicieux déjeuner." Il s'approchait de plus en plus près. "Attention !", cria

    Pierre. L'oiseau eut tout juste le temps de se percher sur la branche. Le canard, resté au milieu de la mare lançait au chat de grands coin-coin courroucés. Le chat regardait le petit oiseau en se demandant : "Cela vaut-il la peine que je me fatigue à grimper dans l'arbre pour attraper ce satané volatile ? Le temps que j'arrive là-haut, je parie qu'il aura déjà pris son envol." C'est alors que le grand-père sortit de la maison. "Pierre ! cria-t-il en colère, je t'ai pourtant demandé de ne pas quitter le jardin. Et si le loup venait à se montrer ? Allons reviens immédiatement

    à la maison." Pierre trouvait qu'il était bien assez grand pour aller s'amuser où il voulait, et il n'avait plus peur des loups depuis longtemps. Mais son grand-père le prit vivement par la main et l'entraîna vers la maison, après avoir soigneusement refermé la clôture du jardin. Bien l'en avait pris, car un instant plus tard, un grand loup noir sortit des bois. Effrayé, le chat bondit sur l'arbre.

    Mais le pauvre canard s'élança bien imprudemment hors de la mare en caquetant. Et le loup qui l'avait vu était bien décidé à l'attraper. "Miam ! Miam ! se disait-il en courant après, je vais me régaler." Et le canard épouvanté sentait le loup se rapprocher, se rapprocher encore... Il était là, tout près, il allait l’avaler... Et il n'en fit qu'une bouchée !

    Après ce petit hors-d’œuvre, le loup avait encore faim. Il fit quelques pas et se mit à roder autour de l'arbre. D'un côté, il y voyait le chat, toujours perché, qui tremblait de tous ses membres ; et de l'autre, le plus loin possible du chat, était posé le petit oiseau, immobile sur sa branche. A travers la clôture du jardin, Pierre observait attentivement la scène. Il n'avait pas peur du tout. Un grand mur entourait le jardin, et l'arbre se trouvait juste de l'autre côté. L’une de ses branches passait par-dessus le mur.

    Pierre eut alors une idée. S'accrochant à la branche, il monta dans l'arbre et rejoignit le petit oiseau.

    "Ecoute-moi bien, lui dit-il. Tu dois suivre exactement mes indications. Tu vas voler au-dessus de la tête du loup, en tournoyant dans les airs comme tu sais si bien le faire. Et il ne faudra pas t'éloigner de l'arbre. Mais attention ! Surtout, prends bien garde à ce qu'il ne t'attrape ! C'est bien compris ?

    - Mais oui", répondit l'oiseau. Pierre redescendit et sauta dans le jardin. Il courut à la maison chercher une grosse corde et fabriqua un lasso.

    Pendant ce temps le petit oiseau voletait juste au-dessus des crocs menaçants. Comme il énervait le loup ! Et comme le loup avait envie de le manger ! Pierre, remonté dans l'arbre, fit tournoyer son lasso au-dessus de sa tête, visa la gueule du loup et le lança le plus adroitement qu'il put. Et comme par magie, le nœud coulant se glissa du premier coup autour du cou de l'animal. Vite, Pierre tira sur la corde pour serrer le nœud coulant et attacha l'autre extrémité à une branche.

    Le loup était pris au piège ! A ce moment, Pierre vit arriver trois chasseurs qui sortaient de la forêt, sur la piste du loup. Cela faisait des jours et des jours qu'ils suivaient la trace de la bête.

    "Ne tirez pas ! leur cria-t-il. J'ai attrapé le loup !

    Maintenant aimez-moi plutôt à l'emmener au zoo !"

    Et l'on vit ainsi défiler, parcourant fièrement le chemin qui menait au jardin zoologique de la grande ville voisine, le petit Pierre, suivi des trois chasseurs ; derrière eux marchait le grand-père accompagné du chat.

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    Au-dessus de leur tête, l'oiseau sifflotait joyeusement une mélodie qui disait : "Vous avez vu, vous avez vu ? Pierre et moi, nous l'avons eu !" Quant au grand-père, il faisait la moue et bougonnait dans sa barbe :

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    "Tout cela est bien beau, mais si Pierre n'avait pas réussi à attraper le loup, qui sait ce qui serai arrivé ?"

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    Et, en tendant l'oreille, on pouvait entendre une petite voix étouffée qui disait : "Sortez-moi de là ! Sortez-moi de là ! C'était, tout au fond du ventre du loup, le canard qui cancanait en gesticulant. Car le loup était si pressé qu'il l'avait avalé tout vivant ! Heureusement, une fois arrivée au zoo, on parvint à faire rendre gorge au loup et à sauver d'une mort affreuse le malheureux petit canard.

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    Partition musicale écrite par Serge Prokofiev en 1936 pour un spectacle du Théâtre pour Enfants de Moscou<o:p></o:p>


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